Texte de la rubrique Stratégie

 

Avec la diabolisation la Nouvelle Gauche dispose d’un processus totalitaire de mise en accusation des opposants qui lui assure une suprématie intellectuelle, morale et finalement politique au sein de la société française. Elle constitue donc une arme essentielle du Système pour imposer par la force son projet de déconstruction de notre identité et de nos valeurs. Ligne droite considère en conséquence que la droite nouvelle doit se doter d’une stratégie appropriée pour neutraliser au mieux ces attaques.

La diabolisation, une machine de guerre aussi odieuse qu’efficace

La diabolisation consiste à affirmer qu’un adversaire politique n’exprime pas une opinion, mais qu’il commet un délit. Elle s’appuie pour ce faire sur toute une législation dont le but officiel est, par exemple, de lutter contre le « racisme » ou les « discriminations » mais qui vise en réalité à réprimer les opinions non politiquement correctes. Elle repose aussi sur des liens incestueux entre les médias, certains juges et un réseau d’associations bien-pensantes, tous unis pour chasser les dissidents politiques.

La diabolisation a pour fonction de réduire au silence l’opposition en la déconsidérant moralement. Ainsi un patriote devient par la magie de la diabolisation un « xénophobe », celui qui s’inquiète de l’islamisation devient un « islamophobe » ou un « raciste », celui qui défend la famille devient un « homophobe » et tous ceux qui contestent la Nouvelle Gauche deviennent des gens « d’extrême-droite », des « populistes », voire des « néo-nazis ». Tout ce qui enfreint le politiquement correct est ainsi appelé à subir la diabolisation. Et, pour cette raison, seuls les opposants au Système font l’objet de campagnes de diabolisation.

Compte tenu de l’attitude totalitaire de la Nouvelle Gauche, la droite nouvelle doit fatalement subir la diabolisation médiatique, voire judiciaire, puisque par nature elle incarne un projet qui contredit le dogme dominant. Elle doit donc mettre en œuvre une stratégie pour faire face à ce fléau. Une stratégie qui consiste d’abord à éviter trois erreurs cardinales.

S’abstenir de toute provocation inutile et passéiste

S’agissant de la diabolisation, la première erreur consiste à adopter une attitude systématiquement provocatrice, afin de faire parler de soi dans les médias. Telle était notamment l’attitude de Jean-Marie Le Pen avec ses saillies périodiques relatives à la Seconde Guerre mondiale.

Il s’agit là d’une façon inopérante de combattre la diabolisation car elle renforce la position de ceux qui diabolisent. Cette pratique donne en effet à penser à une partie de l’opinion que le diabolisé a effectivement tort, ce qui justifie en retour les accusations portées contre lui. Quand en outre les provocations ne concernent que des questions accessoires ou historiquement dépassées, elles déconsidèrent stupidement l’ensemble du projet politique du diabolisé et ceux qui le soutiennent.

La droite nouvelle doit donc avoir pour mot d’ordre : pas de provocation inutile.

Éviter la surenchère et rester solidaire à droite

La seconde erreur consiste à entrer dans le jeu de la diabolisation en se désolidarisant de la personnalité de son propre camp qui est victime d’une campagne de diabolisation. Une attitude qui peut même aller jusqu’à lancer des anathèmes contre elle, ce que ne fait jamais la Nouvelle Gauche qui, elle, soutient toujours ses amis politiques.

Cette erreur, en revanche, est souvent commise par les formations de l’ancienne droite. Elle conduit à en rajouter sur la diabolisation et, ce faisant, à la légitimer, sans aucun profit pour personne, sinon pour le Système lui-même.

En effet, la droite reste suspecte par principe aux yeux de la Nouvelle Gauche. Même si elle choisit de « hurler avec les loups » du politiquement correct, elle ne pourra pas s’acheter à si bon compte une légitimité médiatique. En ralliant le camp des procureurs de la diabolisation, elle perd en réalité doublement puisqu’elle crée la division chez elle tout en renforçant la domination du politiquement correct.

Face à la diabolisation, la droite nouvelle doit donc avoir pour mot d’ordre : ne pas en rajouter.

Refuser la normalisation du discours et du programme

La troisième erreur consiste à croire qu’en donnant des gages au politiquement correct, en rapprochant ses propres thèses de celles de la pensée unique, donc en se normalisant, la droite se protégera de la diabolisation. C’est une erreur car le champ de la diabolisation s’étend à l’infini, au gré de la Nouvelle Gauche.

Aujourd’hui, en effet, on n’est pas seulement diabolisé parce qu’on fait des jeux de mots douteux. On l’est également si l’on critique l’immigration et l’islamisation. Si l’on n’adopte pas une position systématiquement russophobe. Si l’on ne féminise pas l’orthographe. Si l’on n’adhère pas à la théorie du genre ou au mariage des homosexuels. Ou si l’on ne croit pas à l’origine uniquement humaine du réchauffement climatique. Ou au contraire si l’on croit aux vertus du protectionnisme et des frontières.

En d’autres termes, le seul moyen d’échapper à la diabolisation résiderait dans l’adoption de tous les commandements de l’idéologie de la Nouvelle Gauche et du cartel de Davos ! Pour le Système, il n’y a qu’une alternative possible : la diabolisation ou la soumission. C’est pourquoi, en refusant la diabolisation, la droite de gouvernement a perdu son identité et précipité sa perte.

La droite nouvelle, quant à elle, doit éviter ce piège et adopter pour mot d’ordre : refuser la normalisation.

Assumer ses propres valeurs en ignorant la diabolisation

La seule attitude cohérente consiste donc pour la droite nouvelle à assumer pleinement et sereinement ses propres valeurs. Et lorsqu’elle gouvernera, à ne pas tenir compte du politiquement correct ni des cris d’orfraie des médias. La diabolisation est d’autant plus efficace qu’on la craint et qu’on l’anticipe, la meilleure riposte consiste donc à l’ignorer.

Dénoncer la diabolisation et stigmatiser les diabolisateurs

Enfin, sur cette question majeure, la droite nouvelle devrait prévoir de passer à la contre-offensive. Lors de chaque campagne de diabolisation, elle devrait lancer une contre-attaque mettant en cause les diabolisateurs devant l’opinion publique. Il s’agirait de dénoncer la mécanique totalitaire de la diabolisation, de démystifier les ambitions et la partialité de ses procureurs, en particulier les procureurs médiatiques bien payés aux frais du contribuable, et de mettre en lumière les conséquences de toutes ces campagnes : la destruction programmée de la liberté d’expression et donc de la démocratie en France et en Europe.

Face à la diabolisation, sa stratégie doit donc conduire la droite nouvelle à éviter les provocations, à refuser la normalisation et à assumer ses valeurs tout en dénonçant le totalitarisme de ses adversaires.

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