Texte de la rubrique Autorité

 

Parce que les délinquants continuent d’être vus par les idéologues du Système comme des victimes de la société, la police qui a la charge de les réprimer se trouve dès lors considérée avec défiance et accusée au moindre incident de commettre des bavures. Dépourvue de moyens, sans le soutien de personne, la police, qui effectue une mission difficile et dangereuse, est donc victime d’une scandaleuse injustice. Ligne droite estime en conséquence qu’il faut réhabiliter la police.

La police dans une situation ambiguë

La police est aujourd’hui dans une situation paradoxale. D’un côté, le Système, et notamment la justice et les médias, se méfient d’elle et la mettent en cause chaque fois qu’ils croient pouvoir le faire. Alors que, de l’autre côté, la police constitue la principale réponse à la montée inquiétante de l’insécurité, un fléau qui représente l’une des préoccupations principales des Français.

Délinquants et policiers, des rôles inversés ?

Cette situation n’a cependant rien de fortuit : elle est la conséquence logique de l’attitude du Système à l’égard de l’insécurité. Car les tenants de la pensée unique continuent envers et contre tout à voir dans les délinquants des victimes de la société qu’il faudrait aider à s’insérer plutôt que punir. Or, cette idéologie compassionnelle et antirépressive apparaît comme la cause principale de l’animosité à laquelle se heurtent les policiers.

Car si les délinquants sont des victimes, que sont alors les policiers qui les pourchassent, les contrôlent et les arrêtent ? Ils ne le disent pas, mais les docteurs de la pensée unique voient ces derniers comme le bras armé de l’oppresseur social. Et de là à les considérer comme des coupables, il n’y a qu’un pas qui bien sûr n’est pas franchi sauf si les policiers commettent ou semblent avoir commis une faute. Dans ce cas, les journalistes et les juges ne se retiennent plus et les accablent alors avec une sévérité extrême, celle qu’ils devraient réserver aux véritables malfrats.

Les policiers rabaissés

Comme tourmenteurs des délinquants prétendument victimes de la société, les policiers sont donc suspects aux yeux du Système qui doute systématiquement de la légitimité de leurs actions et les accuse avec une grande facilité d’agir avec brutalité ou de se montrer provocateurs. Au moindre incident, on les soupçonne d’avoir commis une infraction et la version du malfrat impliqué est jugée aussi crédible que celle du policier par des journalistes et des juges qui traitent les deux parties comme si elles étaient sur le même plan. Les médias ne parlent-ils pas régulièrement de la nécessité d’améliorer le dialogue et la compréhension entre jeunes et policiers, rabaissant ainsi les forces de l’ordre au niveau des voyous de banlieue ?

Cette animosité des juges à l’égard des policiers, qui va chez eux de pair avec une sollicitude appuyée pour les délinquants, se traduit quotidiennement par le peu de cas qu’ils font du travail de la police. Lorsqu’un malfrat est interpellé, il peut grâce aux juges narguer les policiers car il est pratiquement sûr d’être aussitôt relâché pour être éventuellement condamné des mois plus tard à une peine dérisoire qu’il n’effectue souvent pas.

La police sans soutien

Ajoutons que cette situation absurde est encore aggravée par l’absence de soutien de la classe politique et du pouvoir à l’égard des policiers. Dès que l’un d’entre eux est mis en cause, tous déclarent s’en remettre à la justice. On a même vu un président de la République se rendre au chevet d’un jeune délinquant prétendument maltraité lors d’une arrestation alors que les policiers blessés n’ont jamais droit à une telle visite.

Cette absence de soutien se traduit aussi par des budgets insuffisants. Malgré les discours officiels des gouvernements successifs, la lutte contre l’insécurité n’est pas pour eux une priorité car la police ne bénéficie pas des moyens matériels et humains qui lui seraient nécessaires pour accomplir sa mission. Les locaux sont vétustes, les matériels obsolètes, les effectifs limités et la formation insuffisante.

Une immense injustice

Dès lors, l’injustice faite aux policiers est immense. D’un côté, c’est à eux que la société demande de faire le sale travail et de lutter contre une délinquance et une criminalité de plus en plus violentes et transgressives. Ils le font avec des moyens insuffisants, dans des conditions souvent extrêmes, parfois au péril de leur vie au point que beaucoup des leurs sont agressés, blessés ou tués. En contrepartie, ils ne rencontrent que la morgue des magistrats qui ne punissent pas ceux contre lesquels ils se battent et qui, à la moindre difficulté, les poursuivent avec hargne. Tout cela sans le moindre soutien de leurs autorités, ni de la classe politique, ni des médias, ni des Français.

Faire de la police un corps d’élite

Ligne droite estime donc urgent de mettre un terme à cette injustice foncière qui est sans doute la cause principale de l’insécurité dans notre pays. Pour ce faire, il faut certes que les pouvoirs publics et derrière eux tous les Français manifestent leur solidarité avec les policiers. Mais il faut surtout mettre en œuvre un vaste projet visant à renforcer la police et en faire un corps d’élite. Aussi faut-il améliorer la qualité de son recrutement et de sa formation et la doter des moyens et des effectifs nécessaires à l’accomplissement de sa mission.

La réhabilitation de la police est pour Ligne droite un objectif essentiel car il constitue la première condition pour assurer le succès de la lutte contre l’insécurité. Si la police est efficace et soutenue, les voyous devront plier et renoncer.

 

Crédit photo : cocoparisienne via Pixabay cco